
Loin de la scène et des projecteurs, Diam’s ne figure plus dans l’actualité musicale depuis plus d’une décennie. Pourtant, son parcours continue de susciter un vif intérêt, porté par ses choix personnels radicaux et ses prises de position assumées.
Sa trajectoire fait figure d’exception chez les anciennes célébrités du rap français. Mélanie Georgiades, plus connue sous le nom de Diam’s, a construit une nouvelle vie à l’écart de la lumière médiatique, en s’affranchissant des schémas qui guident d’ordinaire la retraite des artistes. Sa manière de gérer l’après-célébrité, son rapport renouvelé à l’entourage, son organisation du quotidien : tout, chez elle, dessine une singularité qui intrigue.
Où vit Diam’s aujourd’hui ? Un regard sur son quotidien entre discrétion et sérénité
Depuis 2017, Diam’s partage sa vie entre deux univers qui n’auraient a priori jamais dû se croiser : l’Arabie Saoudite, où elle s’est installée avec son mari Faouzi Tarkhani, et la France, où elle possède une maison à Rambouillet, dans les Yvelines. Ce choix de l’entre-deux, assumé, traduit une volonté marquée de prendre ses distances avec la frénésie médiatique pour privilégier un équilibre plus apaisé, loin du vacarme de la célébrité.
Se demander où habite Diam’s aujourd’hui, c’est aussi s’interroger sur sa vision du monde. À Rambouillet, elle s’est lancée dans la rénovation d’une maison à l’identité affirmée, posant des repères stables pour sa famille. En Arabie Saoudite, elle compose avec une culture nouvelle, portée par sa foi, et façonne une routine bien loin de la vie sous les projecteurs.
La création reste pour elle un terrain d’expression. En 2019, elle lance Home by Mel, une entreprise de design et d’architecture d’intérieur. À travers, par exemple, la Villa M à Marrakech conçue avec Manuel Volmar et Orbis Architecture, Diam’s réinvente l’espace à son image, fidèle à cette indépendance qui l’a toujours guidée.
Ce mode de vie, entre France et Moyen-Orient, témoigne d’un choix réfléchi : vivre à l’écart sans sacrifier ni la famille, ni la créativité. Cette discrétion revendiquée questionne les habitudes du monde des stars et bouscule les clichés sur la notoriété.
Quelles sont ses relations actuelles avec ses proches et ses anciennes complices de la scène ?
Les liens que Diam’s a noués sur la scène du rap n’ont pas disparu avec son retrait. Si elle ne foule plus les salles de concert, elle garde une proximité réelle avec celles qui ont partagé ses années de succès. Vitaa et Amel Bent restent des soutiens de toujours, des amitiés tissées à l’époque de Confessions nocturnes et préservées malgré le temps, la distance, les évolutions de chacune.
Les échanges ne se font plus devant caméras et micros, mais lors d’instants choisis, en marge du tumulte. Diam’s continue de suivre les parcours de ses anciennes partenaires, témoignant d’une fidélité rare dans un univers où l’oubli est souvent la règle après la gloire. Pour elle, la stabilité retrouvée se vit au quotidien, dans un environnement paisible où la famille tient désormais le premier rôle. Les anciennes amitiés n’ont rien de nostalgique ; elles reposent sur des valeurs communes, sur une histoire partagée qui a marqué la chanson française et le rap féminin.

Diam’s en 2025 : équilibre personnel, nouveaux projets et influence de sa foi
Depuis son retrait de la musique en 2012, Diam’s a redéfini ses priorités autour d’une recherche d’équilibre et d’une quête de sens. Sa conversion à l’islam en 2008 n’a pas simplement changé sa vie : elle structure désormais ses choix, ses engagements, sa façon de regarder le monde et de construire chaque projet.
Ces dernières années, Mélanie Georgiades a révélé une nouvelle facette de sa personnalité : entrepreneuse et philanthrope, animée par la volonté d’agir concrètement. Home by Mel, son entreprise de design lancée en 2019, témoigne d’une créativité toujours vive, loin des studios d’enregistrement mais tout aussi marquée. La Villa M à Marrakech, réalisée avec Manuel Volmar et Orbis Architecture, en est un exemple : une esthétique à la fois épurée et chaleureuse, reflet d’une vie choisie.
Sa fibre solidaire s’exprime à travers Big Up Project, un engagement sur le terrain au Mali, au Maroc, au Niger, à Mayotte et aux Comores. Loin du clinquant du star-system, Diam’s privilégie l’action concrète, fidèle à ses convictions.
La présentation du documentaire Salam à Cannes en 2022 a marqué une étape supplémentaire : la volonté de livrer un récit personnel, sans filtre. Ses deux livres autobiographiques prolongent cette démarche, abordant l’identité, la spiritualité, la maternité et la célébrité avec une sincérité désarmante. Enfin, l’ouverture d’une agence de pèlerinage à La Mecque illustre la place centrale de la foi dans ses choix récents.
Diam’s n’a jamais été aussi loin de la scène, et pourtant, jamais son histoire n’a semblé aussi actuelle. Entre vie privée et projets engagés, elle trace un parcours hors-norme, à l’image de ces trajectoires qui inspirent bien au-delà de la musique.